Bonjour, je m'appelle François, et je vais bientôt fêter mes un an. Je dois dire que j'ai eu un début de vie assez compliqué. Mais parents naturels sont décédés et j'ai été confié à l'État. Je suis ce que l'on appelle un pupille de l'État.

J'ai été confié aux services du conseil général qui m'ont fait habiter dans un endroit qu'on appelle la pouponnière.

Un jour, alors que j'étais à la pouponnière, un Monsieur et une dame sont venues me rencontrer. Ils ont passé deux jours avec moi et ensuite ils m'ont emmené chez eux. Là-bas, j'ai découvert une famille avec une chambre pour moi, et une grande soeur !

J'ai très vite compris qu'il s'agissait de mon papa et de ma maman, non pas ce qui m'avait fabriqué, mais ce qui m'avait choisi. À peine deux mois après mon arrivée dans cette nouvelle famille, j'ai compris qu'il y avait de l'inquiétude dans l'air.

D'après ce que j'ai pu comprendre, les services de l'État avaient considéré que finalement, ma mère n'était pas suffisamment stable psychologiquement pour pouvoir m'adopter et en conséquence, il était demandé à mes nouveaux parents de me ramener à la pouponnière.

Ce que j'ai compris c'est que, parce qu'elle avait fait cinq fausses couches, et qu'elle avait eu dans son ventre un bébé qui était mort en naissant, ma mère avait passé des moments très difficiles. À ce moment-là, elle s'était un peu réfugiée dans l'alcool. Mais ce problème avait été pris en charge à la fois par ma maman et mon papa qui était allé voir des médecins et le problème de ma maman était réglé.

Quoi qu'il en soit les services de l'État ont pensé que ce n'était pas le cas et ont donc demandé que je retourne à la pouponnière.

Mon papa et ma maman sont allés voir un avocat qui leur a expliqué comment contester cette décision des services de l'État. C'est ce qu'ils ont fait et ont refusé de me ramener à la pouponnière, tant que les juges qui avaient été saisis par le recours, n'aurait pas tranché et décidé si oui ou non je devais rester dans ma nouvelle famille.

Chaque semaine, dans ma nouvelle famille, des gens venaient vérifier que ma maman et mon papa s'occupait bien de moi et que j'étais heureux.

C'est le cas.

D'après ce que j'ai compris, les services de l'État doivent vérifier que mon intérêt est préservé. Comment puis-je leur expliquer que je me sens très bien dans ma nouvelle famille et que tous les gens qui sont à mon contact s'en rendent compte et l'ont confirmé.

Les grands seraient-ils tombés sur la tête ?

Suis-je en train de payer les conséquences d'une querelle entre des services qui ne me concerne pas ?

J'ai compris par mon papa et ma maman que les juges avaient été saisis de mon cas et qu'il devait rendre une décision le 7 novembre prochain. J'espère que ces adultes-là ne seront pas tombés sur la tête, et qu'ils feront en sorte que je puisse rester dans cette famille qui m'a tant espéré et que j'ai tant attendu.

De toute manière, mon papa et ma maman m'ont fait comprendre qu'ils iraient jusqu'au bout pour me garder car j'étais maintenant leur fils.

Dans quelques jours, je vais souffler ma première bougie. J'espère qu'on nous laissera tranquille et que je pourrais souffler toutes mes autres bougies entourées de mon papa, ma maman, et de ma sœur.

Même si je ne suis pas né sous une bonne étoile, il faut bien qu'un jour je commence à avoir un peu de chance.


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