On croyait l'idée enterrée tant elle était saugrenue. Il n'en est rien.

Dans un rapport déposé récemment, l'idée d'un dépistage des comportements violents chez les enfants de deux ou trois ans repointe le bout de son nez.

On pourrait balayer cette idée d'un revers de main, mais à mieux y réfléchir, la proposition est bien plus vicieuse qu'elle y parait.

Évidemment, c'est d'abord privilégier l'inné criminogène sur l'acquit, alors qu'en dehors d'une pathologie mentale avérée, tout les passages à l'acte criminel s'explique par le vécu et les expèriences plus ou moins traumatisantes du criminel.

 

Imaginer que l'enfant porte en lui les gènes de sa future criminalité, c'est revenir à des théories fumeuses, depuis longtemps abandonnées, comme celle de Lombroso, qui pensait pouvoir determiner le meurtrier en puissance à la forme de son nez ou de ses oreilles.

 

Mais c'est aussi partir du postulat que puisque l'enfant est né comme ça, son environnement n'a finalement pasd'incidence sur ses passages à l'acte futur.

 

Qu'il soit né à Neuilly ou dans une cité du 9.4, ça ne change rien.

Qu'il ait accès à des études superieures ou que le taux de chomage des jeunes dans son quartier dépasse 50%,qu'est ce que ça peut faire, puisqu'il est né comme ça !

 

Si j'avais mauvais esprit, je penserai que c'est un moyen pour nos gouvernants de décliner toute responsabilité dans la degénerescence de notre société et de sa jeunesse.

 

Certains seraient bien inspirés de relire les textes fondateurs de notre société, ceux qui parlent de bonheur, de justice et d'égalité comme des obligations à la charge de nos gouvernants.

 

C'est pas aussi pour ça que l'on paye des impots ?


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