J'ai plaidé aux assises de Vaucluse pour un homme surnommé l'agneau qui s'était fait tirer dessus à 6 reprises par un homme surnommé canard.Le contexte était celui des cités, ou la loi du plus fort est toujours la meilleure...

J'ai terminé ma plaidoirie par une fable de mon cru que je livre à votre appréciation:

"si j'étais La Fontaine, je pourrais vous compter

le canard et l'agneau, fable et réalité.

Voilà deux animaux que rien ne disposait

à une issue fatale, et le sort s'en est joué.

Le canard a tiré, laissant l'agneau exsangue,

pataugeant dans son sang, mais il s'en est tiré.

Aujourd'hui nous voilà, en ce lieu réunit

pour tenter de comprendre, ce qui put l’animer.

Mais à y réfléchir, doit-on vraiment chercher

le mobile de ce geste et ses fausses vérités ?

L'agneau restera lui, avec son corps brisé

et rien que pour cela, le canard doit payer.

Si l'on devait tirer la morale de cette fable,

il faudrait sans ambages encore le proclamer.

Il n'est rien que l'on puisse trouver pour justifier

que le sang vienne laver le différend des hommes."


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