Il y a  quelque temps, une femme est venue me trouver en me faisant part des difficultés qu'elle avait pu rencontrer avec son dentiste.

Pour faire court, ce dernier  lui avait posé  des prothèses et avait suffisamment mal travaillé pour que l'état de santé de cette personne se dégrade, et qu'elle se retrouve dans une situation où il ne lui était même plus possible d'envisager d'avoir une vie sociale normale.

Elle avait bien évidemment émis une réclamation auprès de ce dentiste qui l’avait fort normalement renvoyé  vers sa propre compagnie d'assurances.

Après avoir fait examiner cette personne par un expert de son choix, la compagnie d'assurances lui faisait une proposition d'indemnisation à hauteur de 1100 €.

Dans la mesure où cette femme s'était fait faire un devis par un autre praticien pour réparer les errements de son prédécesseur et qu'il avait chiffré le coût de son intervention à plus de 5000 €, cette personne était venue me voir totalement désemparée.

Dans un premier temps, j'écrivais à la compagnie d'assurances pour lui demander le rapport d'expertise qui avait été dressé, dans la mesure où il était impossible pour moi comme pour ma cliente de se prononcer sur une proposition d'indemnisation si  nous ne savions pas sur quelle base cette proposition était faite.

À la réception du rapport, je comprenais mieux pourquoi il n'avait pas été spontanément adressé par la compagnie d'assurances. En effet, le médecin expert chiffrait le coût des réparations des manquements du dentiste à une somme  dépassant les 5000 € !

Mieux, en adressant le rapport d'expertise, la compagnie d'assurances me faisait une proposition d'indemnisation globale à hauteur de 6000 €.

Cette femme décidait de refuser cette proposition d'indemnisation amiable même si elle était multipliée par six au regard de la première proposition qui lui était faite et par mon intermédiaire initiait une procédure contre cette compagnie d'assurances afin de faire chiffrer l'intégralité des préjudices qu'elle avait pu subir.

La procédure est en cours et je pense que nous obtiendrons  sans difficulté la désignation d'un expert qui sera à même d’évaluer à de justes proportions le préjudice subit depuis des années par cette femme.

Mais là n'est pas le propos de cet article.

Cette histoire est révélatrice du comportement des compagnies d'assurances en général. Elles adressent aux victimes de leurs assurés des propositions dérisoires, partant du principe qu'une partie des personnes, dans l'ignorance de leurs droits, l'accepteront.

Lorsque j'ai l'habitude de dire que les deux seules obligations des compagnies d'assurance consistent à encaisser leur prime et ensuite à dénier leur garantie, je pense que je ne suis pas loin de la vérité.

Ce comportement est intolérable et devrait être sanctionné. Il est totalement anormal de permettre en quelque sorte à ces gens de tenter d'escroquer des victimes dans l'ignorance de leurs droits.

Heureusement pour elle, cette femme a eu le réflexe d'aller voir un avocat qui a pu faire en sorte que son dossier prenne un tout autre tournant.

 Mais pour une qui a eu le bon réflexe, combien ne l'ont pas eu et combien de personnes se sont retrouvées avec une indemnisation dérisoire au regard du préjudice réellement subi ?

Vous l'aurez compris, j'aime les compagnies d'assurances.


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