Fleur avaient à peine quatre ans lorsque ses parents se sont séparés.

Depuis la séparation, elle vivait avec sa maman et allait voir son père régulièrement, notamment les week-ends.

Un dimanche, alors qu'elle rentrait de chez son papa, fleur a dit à sa mère avec ses mots d'enfants :

« Papa m'a léché la zezette et le cul-cul ».

Abasourdie, et croyant ne pas avoir compris, la maman demande à Fleur de s'expliquer et cette dernière réitère de manière très calme et très posée les révélations qu'elle vient de faire sur ce que son père a pu lui faire subir.

La mère va dès le lendemain déposer plainte et une enquête est alors confiée à la brigade de gendarmerie locale.

Le père, placé en garde à vue, niera farouchement les faits, mais dans des conditions qui méritent qu'on s'y attarde un instant.

Tout d'abord, il va expliquer qu'il dort, lorsque sa fille vient le voir, non seulement avec Fleur mais aussi avec sa petite amie de l'époque.

Il explique aussi qu'il a un sérieux problème d'alcool puisque, de son propre aveu, sa consommation journalière est de l'ordre de 4 litres de bière et de 4 litres de vin blanc…

Il est tout à fait sincère lorsqu'il dit qu'il n'a rien fait. Plus exactement, il ne se rappelle de rien. Compte tenu de sa consommation alcoolique, il y a fort à parier qu'il ne se rappelle jamais de rien.

Dans  cette affaire, qui n'est pas encore jugée, la parole de cette petite fille a emporté la conviction du juge d'instruction chargée de cette procédure.

Tout d'abord, le juge d'instruction constatera que les mots utilisés sont bien des mots d'enfants et que manifestement personne ne les lui a soufflés. Ensuite, il va constater que malgré les faits dénoncés, dans la mesure où Fleur n'a finalement aucune conscience du caractère illicite de ce comportement, elle n'a de cesse que de dire qu'elle souhaite pouvoir voir à nouveau son papa.

Il n'y a donc aucune volonté de sa part ou de quelqu'un qui l’aurait téléguidé, de mettre un terme aux relations qu'elle entretient avec son père.

Le juge, pour envoyer cet homme devant le tribunal correctionnel, émettra même l’hypothèse que, compte tenu de son état, cet homme s'est vraisemblablement trompé de côté dans le lit, et a pratiqué sur sa fille ce qu'il pensait pratiquer sur sa petite amie…

Il n'est pas une semaine ou le débat sur les drogues  ne connaisse un nouveau développement dans la presse.

Que dire sur cette drogue licite qu’est l’alcool ?

De l'avis de nombreux médecins, c'est le pire produit stupéfiant que l'on puisse ingérer. L'accoutumance à ce produit est manifeste. Une fois que l'on a été alcoolique, même après plusieurs années de sevrage, le simple fait de reboire  un verre d'alcool replonge la personne dans un état de dépendance avérée.

Si l’on devait se convaincre de l'extrême dangerosité de ce produit, cette histoire en est une parfaite illustration.

Cet homme n'a plus aucune conscience. Il est incapable de savoir ce qu'il a fait de ses journées lorsqu'il se réveille le lendemain matin.

 Ce n'est pas un homme, c'est un zombie.

J'ai évidemment mission, une fois que j'aurais réussi à faire déclarer cet homme coupable par le tribunal correctionnel, de faire en sorte de couper les liens entre Fleur et son père.

Il sera compliqué d'expliquer à Fleur les raisons qui conduisent sa maman à envisager de telles mesures.

Il en va de sa sécurité.

N'est-ce pas le rôle d'un parent responsable que de protéger un enfant contre des dangers, même si ce dernier n'en a pas conscience ?


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