Me revoilà sur la toile après un repos bien mérité.

Les audiences reprennent et l'air du temps semble s'être un peu plus chargé.(je prendrai bien un ptit rom !)

 

Un jeune détenu de 22 ans se plaignait régulièrement auprès de l'administration pénitentiaire des sévices dont il était la victime, demandant inlassablement son transfert dans une autre maison d'arrêt, en vain.

 

A deux mois de sa libération définitive, le garçon bénéficie d'une permission de sortie de 2 jours pour aller voir sa maman atteinte d'un cancer.

 

Au bout de sa permission, il ne peut se résoudre à réintégrer la maison d'arrêt et  prend la poudre d'escampette.

Évidemment sans grande ressource, il ne tarde pas à commettre un nouveau méfait: il vole la voiture d'une voisine du camping ou il séjournait pour se rendre une nouvelle fois au chevet de sa mère.

Il y est évidemment interpellé et conduit séance tenante au tribunal pour y être jugé en comparution immédiate.

 

L'avocat, qui avait mauvais esprit, a cru bon de dire que si l'état avait fait son travail en assurant la sécurité des détenus, ce garçon n'aurait pas été tenté de s'évader, et n'aurait pas eu non plus à voler une voiture.

Il aurait même fini de purger sa peine.

Il ne demandait que la prise en compte de cette situation, et la clémence d'une justice compréhensive.

Il a été condamné à deux ans d'emprisonnement pour le vol, six mois pour l'évasion, et le tribunal a ordonné la révocation de peines de sursis anterieurement prononcées de sorte que le garçon s'en est pris pour plus de trois ans de prison.

Montesquieu disait que l'on mesure le degré d'évolution d'une société à la mansuétude de ses juridictions répressives.

Il n'y a rien à rajouter à cela.


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