Un avocat assassiné comme un voyou, l'image a de quoi choquer. De plus, cet homme était parfaitement intègre, et on le voit mal se compromettre dans une histoire qui se terminerait de la sorte.

Attenter à la vie des gens qui portent la robe, c'est démontrer qu'on ne respecte plus l'institution à laquelle ils appartiennent. C'est, quelque part, le reflet de l'image que la justice peut avoir dans l'esprit des gens.

Antoine Sollacaro n'était pas un avocat sulfureux, c'était un avocat engagé.

Le fait que cet assassinat ait eu lieu en Corse renforce encore une signification plus lourde de conséquences.

On supporte les excès des Corses parce que, jusqu'à maintenant, ils  respectaient des valeurs qui étaient sacrées à leurs yeux, et qui consistait notamment à ne jamais s'attaquer, comme le dit d'ailleurs le bâtonnier Mattei, à l'instituteur, au curé, à l'avocat, au médecin, à l'enfant ou aux anciens.

Cet acte a valeur de symbole.

On parle depuis longtemps de la dérive de la Corse, ce crime en est la démonstration flagrante.

Il n'y a plus d'exception corse que dans le crime.

Les avocats sont en deuil, mais la Corse aussi.

Depuis la fin du régime de Vichy et l'occupation, la mort ne faisait plus partie des risques du métier d’avocat.

Une société qui ne respecte plus ses symboles est une société qui n'existe plus.


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