Je tourne et retourne dans mon esprit tout ce qui a pu se dire sur les juges et leurs prétendus errements.

 

Je n'arrive pas à comprendre que la vérité des chiffres soit encore niée par nos gouvernants.

 

Sans revenir sur les constats quotidiens du manque criant de moyens, j'ai été sidéré par les affirmations de notre Président de la République lors de son allocution télévisée, citant l'évolution du nombre de magistrats entre 2002 et 2008, pour apporter la démonstration des efforts consentis dans ce domaine.

 

Rendons à César ce qui est à César : l'évolution du nombre de magistrats entre ces deux dates a permis à la France de passer de l'âge de la pierre taillée à l'âge de la pierre polie.

 

Il suffit de voir ce que la France dépense en matière de justice par habitant pour comprendre que demander aujourd'hui aux magistrats et aux services judiciaires de fonctionner sans erreur, c'est un peu comme si je demandais à quelqu'un à qui j'aurais donné 5 Euros de me rapporter un kilo de caviar !

 

Et je n'oublierais pas de le prévenir qu'au cas ou il n'y arriverait pas, il y aurait des sanctions...

 

Comment ne pas comprendre, en dehors de la supercherie, la légitime colère de ces fonctionnaires.

 

Puissent les prochaines échéances électorales permettre une véritable prise de conscience.

 

Car enfin, il n'a jamais été question que la justice, l'éducation ou la santé soient des services rentables.

 

Il s'agit des trois besoins fondamentaux   que  les hommes ont  imaginé de mutualiser en se regroupant en société organisée.

 

 mais n'est ce pas non plus pour cela qu'ils acceptent de payer des impôts en contrepartie de l'assurance qu'ils pourront tous bénéficier de ces services.

 

Sinon, à quoi servent ils ?

 

Les impôts bien sur, pas nos gouvernants.


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