Ils s'appellent Paul, Valentin, Dylan, Jonathan. Ils ont en commun d'être de jeunes garçons d'une douzaine d'années et d'être passionné par la pêche.

Ils allaient tous au même endroit pour assouvir leur passion, un petit lac dans une commune du Vaucluse. Ils seront, chacun leur tour, abordé par un homme d'une cinquantaine d'années, très gentil avec eux.

Il récupérait la canne à pêche de l'un, aidait l'autre à retrouver son vélo, ou encore prêtait un hameçon lorsqu'il en manquait. Certains parents de ces enfants avaient même rencontré cet homme et il n'y avait trouvé rien à redire.

 Il est toujours compliqué de penser l'impensable.

Il passait de longues heures à discuter avec les enfants, leur posant des questions sur leur vie, sur leurs parents, et plus curieusement sur le point de savoir s'ils avaient des petites copines,  ce qu'ils avaient pu faire avec, ce qu'ils avaient expérimenté. Les garçons ne voyaient pas malice et répondait, bien qu'un peu gêné. Et puis très vite les choses se  tournèrent plus spécifiquement sur la sexualité. Il devint tactile. Puis il leur dit qu'il allait leur faire découvrir les choses de la vie.

Il s'était inventé une vie bien misérable, où sa femme et ses enfants avaient péri dans un accident de voiture. Il avait été élevé dans des foyers, n'avait finalement plus d'autre ami que ces enfants. Il a abusé de la crédulité de ces enfants, pour assouvir ses pulsions sexuelles.

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Les parents ont finalement été alertés par d'autres parents dont les enfants avaient déjà été victime de ce même homme. Il avait déjà été condamné pour des faits similaires, fait l'objet de plusieurs enquêtes qui avaient été classées sans suite, et était sous le coup d'un contrôle judiciaire ordonné par un juge d'instruction qu'il avait mis en examen toujours pour les mêmes faits. Il a été arrêté, et le juge d'instruction chargé de l'enquête à retrouver des victimes de cet homme à partir de 1985. Il a bien évidemment été arrêté et incarcéré dans l'attente de son procès. Les deux psychiatres qui ont eu à l'examiner dans le cadre de l'instruction ont conclu à l'existence d'une structure perverse de personnalité à caractère pédophile.

Cela signifie que pour une raison qui n'a pas encore été déterminée, la construction même de la personnalité de cet homme a généré chez lui cette sorte d'addiction au jeune garçon. Le plus inquiétant c'est que personne n'est en mesure de dire qu'il peut y avoir sur ce type de sujets une amélioration dans le comportement.

Traduit en langage clair, cela signifie que placer dans de mêmes circonstances, cet homme sera amené alors à réitérer des faits similaires.

Lorsqu'il a été arrêté, il a tout avoué, même ce que personne ne savait. Il a permis de retrouver certaines de ses victimes qui ont confirmé ses dires. Et puis il a changé d'attitude, il est revenu sur tout. Enfin, à l'occasion de confrontations avec certains des enfants concernés, il a fini par à nouveau admettre qu'il avait commis les faits qui lui étaient reprochés.

Cet homme est bien évidemment présumé innocent tant qu'il n'a pas été jugé, bien qu'au cas d'espèce, cette présomption devient une véritable vue de l'esprit. Mais l'important n'est pas la. Que peut-on faire pour que cet homme ne soit plus, à terme, une menace pour la société dans laquelle il évolue. Le meilleur moyen de traiter les victimes et de les aider n'est-il pas finalement de trouver des moyens efficaces pour soigner, autant que faire se peut, ceux qui commettent de tels actes? Certains pays l'ont compris depuis longtemps et le Canada par exemple a mis au point des thérapies qui semblent avoir une certaine efficacité.

En tout cas, il est des soirs où le monde apparaît particulièrement sombre.


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