Une jeune beurette avait décidé d'embrasser la carrière gendarmique.
Elle avait pour ce faire intégré l'ecole de gendarmerie de Chaumont.
Après trois mois d'un savoir appris de haute lutte, la voila titulaire de son diplôme, avec son affectation de gendarme auxiliaires à la brigade de Grasse.
Le dernier jour à la caserne commence comme tout les autres, un réveil en fanfare qui aurait certainement déplu au personnage de Pierre Palmade.
Il est quinze heure lorsque la nouvelle tombe comme un coup de tonnerre : l'ordinateur portable de l'une des pensionnaires, copine de notre beurette, est manquant à l'appel.

Comme elle sait où son amie cachait les clés de son casier, elle est, avec quelques autres, immédiatement suspectée.
Ses bagages sont fouillés et les enquêteurs n'y trouve rien.
Soulagée la jeune fille poursuit ses taches et ne remonte jamais dans sa chambre où se trouve ses sacs.
Au moment de réserver son billet de train pour rejoindre Grasse, son adjudant la rattrappe, lui somme de tout annuler et  de  le suivre sans plus d'explication.
Elle est conduite de nouveau devant les enquêteurs qui lui annonce leur intention de perquisitionner à nouveau ses bagages.
Elle accepte d'autant plus facilement qu'elle n'a pas été en contact avec ses bagages et qu'elle sait qu'elle n'y a rien mis....
L'adjudant ouvre la valise et, sur le dessus, à peine couvert par un vague tee shirt, l'objet du délit: le portable volé.
Alors tout s'enchaîne. Garde à vue pression et chantage et, bien sur, aveux circonstanciés bien evidemment inventés de toute pièce.
Le jour du procès arrive et Naima comparait devant un juge.
Le juge lui fait remarquer qu'elle a avouée, elle lui rétorque qu'elle a dit n'importe quoi.
Le juge prend le temps de vérifier la déposition de la plaignante et constate que sa version n'a rien à voir avec les aveux.
Le juge prend tout son temps et se rend compte que rien ne colle comme on dit.
L'avocat fait ce que Torres disait lorsqu'il parlait de la plaidoirie:
 " Au mieux, tu rassures ceux qui sont déjà convaincus!"
Le  juge relaxe la gendarmette qui fond en larmes de savoir son honneur sauf et son avenir incertain.
Lorsqu'un juge a le temps et le prend, la justice revient à la charge; Dieu que c'est bon !


Réalisation & référencement Simplébo

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.