J'ai plaidé ce matin. J'ai eu le triste privilège de replonger ces gens dans le sordide et la douleur. J'ai expliqué ce qu'avait été la vie de cette fille, tout ce dont elle avait pu manquer, à commencer par de l'amour.J'ai dit ce qu'avait été son calvaire, son errance. Mais j'ai fini mon propos en disant que Sidonie avait enfin trouvé le bonheur, d'être aimée et d'être une mère, puisqu'elle a eu un petit garçon le 15 mai dernier. Cette histoire était une ancre, empêchant leur amour d'être pleinement vécu, et j'attendais de la cour qu'elle largue par son verdict cette dernière amarre et permette enfin à Sidonie d'avoir droit au bonheur. Je me rends compte en relisant ces lignes à quel point je suis épuisé. Pardon de cette syntaxe approximative. J'ai été suivi par un réquisitoire de l'avocate générale qui n'a rien oublié. Elle a requis des peines à mon sens un peu lourde, mais elle laisse ainsi de la marge à la défense. Il n'est rien de pire lorsque l'on est en défense, qu'un réquisitoire mesuré. 4 confrères se sont déjà exprimés en défense, ainsi qu'une jeune élève avocate qui a eu l'autorisation de la cour de plaider pour l'un des accusés. Elle l'a fait avec un talent et surtout une passion qui force mon admiration. Demain, les trois derniers avocats de la défense se succéderont puis viendra l'interminable attente du délibéré. Demain, je reprendrais la plume pour vous annoncer le verdict. A demain.


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