Avocat de victimes, et plus particulièrement de victimes de faits à caractère sexuel, je souhaite informer le plus grand nombre sur une politique pénale actuelle, qui consiste à faire passer des faits de viols caractérisés, qui sont des crimes par nature, relevant de la cour d'assises, pour des faits de nature correctionnelle, c'est à dire des délits, bien moins sévèrement punis.

En général, si le fait est unique, voire contesté, le procureur souhaitera toujours s'acheminer vers cette correctionnalisation.Le but véritable est de désengorger les cours d'assises, mais souvent il sera indiqué à la victime que cela lui est proposé pour un traitement plus rapide de son histoire.

Mais s'est on un jour penché sur l'impact psychologique d'une telle mesure?

La victime porte souvent en elle un sentiment de culpabilité et de dévalorisation, inhérent aux faits subis.
Lui proposer en quelque sorte une poursuite de son agresseur au rabais ne fait qu'accentuer ce sentiment.

Que dire des peines requises devant le tribunal correctionnel dans ces situations ou il est rare d'entendre des réquisitions à des peines de prison ferme.

La correctionnalisation se vit souvent comme un traumatisme complémentaire par les victimes qui se retrouvent, une fois encore, les oubliées du système.
Plutôt que de belles déclaration d'intention rarement suivi d'effet, nos gouvernants feraient mieux de doter la justice des moyens nécessaires à un fonctionnement normal dans un pays démocratique.


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