Un drame, une loi. C'est ainsi que semble fonctionner la politique pénale de la France depuis le début du quinquennat de notre président de la république. Qui peut encore croire à l'efficacité d'une telle politique ? L'exemple de la malheureuse Agnes en est la démonstration. Il est par exemple indiqué que dorénavant, les mineurs soupçonnés de crime sexuels devront être placés dans des centre éducatifs fermés. Le problème n'est pas là et je suis bien placé pour en témoigner. J'ai assisté deux petites filles qui ont eu l'infortune d'être gardées par la même assistante maternelle, et elles furent toutes les deux violées par le fils de cette dernière, âgé de 15 ans au moment des faits. Une instruction fut ouverte et le garçon placé en CEF. Mais la loi prévoit que le séjour maximum d'un mineur dans ces établissements est d'une année, de sorte que, passé ce délai, le jeune fut remis en liberté sans d'ailleurs que les parents de la fillette n'en soient informés. Pour résumer, la loi proposée existe déjà et ne permet pas de régler le problème. Il faut cesser de réduire les moyens de la justice, à qui on impose de plus en plus de charges. C'est le seul vrai problème auquel personne ne semble vouloir s'attacher. Les tentatives de récupérations politiques de toutes parts de ce drame me donne la nausée et j'ai honte pour les parents de cette jeune fille. Saviez vous que pour la première année depuis des lustres, il y a plus de magistrats qui partent à la retraite que de magistrats recrutés ? Réalisez vous que le système judiciaire français ne tient aujourd'hui que grâce à la conscience professionnelle de la plupart de ces magistrats qui voient leur charge de travail augmenter un peu plus chaque jour ? Jusqu'à quand ?


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